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Confiance aveugle ?

Publié le 06 septembre, 2011 à 7:36 Par dans Articles

Dans un environnement concurrentiel où les offres de service pleuvent, la compétence clé pour un professionnel en développement des affaires est sa capacité d’établir, d’accroître, d’accorder et de restaurer la confiance avec toutes les parties prenantes d’un marché.

Une récente lecture « Le pouvoir de la confiance » de Stephen M. R. Covey avec Rebecca R. Merril de First Editions m’a permis de faire des liens avec la réalité de la vente moderne. En fait, plus la confiance est établie et plus les étapes du processus de vente cheminent rapidement et moins élevés sont les coûts commerciaux. La confiance est un levier avec une valeur perceptible, et oui, une valeur qui se mesure.

Il faut avoir confiance en soi et aussi aux autres, il faut faire en sorte que nos relations accordent leur confiance à notre organisation pour sa réputation de fiabilité et sa contribution au bien-être collectif.

Pour qu’un client nous accorde sa confiance et nous juge comme crédibles, nous devons avoir les quatre fondements suivants, dont l’analogie avec un arbre à fruits me semble à propos :

    • Intégrité sans faille représente la racine de l’arbre, qui génère des affaires dans un environnement gagnant-gagnant;
    • Intention en toute transparence représente le tronc, qui donne l’heure juste au client dans une perspective d’affaires;
    • Capacité comme expert représente les branches, qui est une extension, une valeur ajoutée à notre produit-service;
    • Résultats attendus représentent les fruits qui deviennent mûrs, qui est une démonstration de rentabilité.

La confiance est un incontournable pour obtenir du succès en recrutement, en satisfaction et en fidélisation d’une clientèle.  Si l’un de ces quatre fondements de la crédibilité est manquant, il est requis, pour l’organisation ou les personnes clés de rebâtir progressivement la confiance avant d’espérer un réel développement.

En général, les clients accordent avec certaines conditions leur confiance à ceux qui le méritent et sans restriction à ceux qui ont déjà fait leur preuve.

Même si la confiance est accordée par le client avec une forme d’abandon, il est nécessaire de préciser ses attentes et de rendre des comptes, car la responsabilité renforce la confiance.

Non à la confiance aveugle et oui à la confiance intelligente !

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quelques commentaires

Il y en a actuellement 4
  1. Sylvain Labelle 6 septembre 2011 à 08:19 permalink

    100% avec toi mon Gill!

    Cela me rappel une de mes citations préférés à l’intention de la vente.

    «Entrée d’abord en relation … pas en transaction!»

  2. François Matte 30 octobre 2011 à 09:06 permalink

    Avant la vente, on propose une  »relation » et on développe la confiance.

    On ne transplante pas facilement un pommier mature. Il faut d’abord planter la graine.

    Je suis entièrement d’accord avec cette théorie.

  3. Gill Cloutier 6 novembre 2011 à 19:47 permalink

    Vos commentaires Sylvain et François sont des plus pertinents. Comment imaginer une relation significative sans confiance. La confiance ne s’achète pas et se mérite tant par notre intégrité que par notre performance « walk the talk »

  4. Marie-Eve Goulet 7 novembre 2011 à 12:17 permalink

    TOTALEMENT VRAI! Il faut dire que je suis convaincue que les prémices à la confiance sont la base de l’excellence en vente! Très bien écrit et inspirant! Ça nous remet la responsabilité de la relation entre nos mains de vendeurs, j’adore!


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